Thibault, 1 an, décédé chez son accueillante, suite de l’affaire

Thibault, 1 an, décédé chez son accueillante, suite de l’affaire

Vous souvenez-vous du décès de Thibault, décédé pendant sa sieste, chez une accueillante d’enfants en juillet 2009 à Marche. Pour rappel, Thibault, bambin d’un an, a été retrouvé inanimé après 45 minutes de sieste, le 20 juillet 2009, à Marloie. Il était coincé entre le bord du petit lit et la première latte de sommier, sous le matelas de mousse. Il a finalement été déclaré mort le 24. Il était de passage chez cette gardienne parce que la varicelle régnait chez sa nounou habituelle…

Je vous invite à lire cet article : Comparution Marche-en-Famenne.
Cela nous rappelle à nous toutes, Accueillantes d’enfants, que la sécurité des enfants doit être notre priorité. Prudence est mère de sureté…

Le jugement sera rendu le 20 juin 2012, à suivre…

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Durant ce procès, on a parlé de recommandations que des brochures de l’ONE mentionnent depuis 1997. On a parlé des normes partagées par les fabricants de lits pour enfants en Europe, mais qui ne sont pas obligatoires. On a dit que cet accident est unique, une première en Belgique alors que l’ONE existe depuis 1919. On a parlé de bon sens.

Mais qu’est-ce qu’un bon lit pour bébés et bambins ? Si la publicité autour de ce procès exceptionnel peut faire avancer leur sécurité et celles des enfants…

Une des normes anciennes qui fait l’unanimité : maximum 7 cm entre les barreaux du lit. On peut appliquer le même écartement pour les lattes de sommier. Le petit lit qui a trôné la journée devant le tribunal correctionnel de Marche-en-Famenne comporte des écartements de quelque 13 cm. On peut aussi recourir à une plaque plutôt qu’à des lattes, mais il vaut alors mieux prévoir des orifices d’aération pour laisser respirer le matelas.

Le matelas a également joué un rôle important dans l’accident. On lui a reproché son âge, 15 ans en l’occurrence. S’il est évident (encore une fois le fameux « bon sens ») que le matelas doit être de dimensions ajustées à celles du lit, on pense moins à l’état de la mousse qu’il contient. Ici, les parties civiles ont estimé que le mousse fatigué a cédé trop facilement sous le poids du bébé.

L’important est donc de demander conseil aux vendeurs sur le vieillissement du matelas. Et d’en surveiller l’état année après année. Le conseil est d’ailleurs valable pour les objets comportant de la mousse en général. Son écrasement, son affaissement peut provoquer des problèmes de sécurité.

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